L’art s’expose au Domaine des Peyre !

La galerie Richard Nicolet, installée au coeur du Domaine des Peyre, présente pour la saison estivale 2016 trois expositions à ne pas manquer !

15 juillet – 16 août 2016
Gérard CAMBON – Sous le soleil, exactement.
Rencontre avec l’artiste vendredi 15 juillet à partir de 18h.

CAMBONNé en 1960 à Toulouse, artiste autodidacte, Gérard Cambon commence à créer ses assemblages à 35 ans, après une longue période d’hospitalisation. A la recherche d’une « fusion des éléments », il expérimente sans cesse de nouveaux matériaux (métaux, bois, cuir, verre, végétaux, tissus…) et les intègre à ses assemblages.
Ses « locomobiles » qui évoquent la liberté et l’évasion, ses bas-reliefs à l’ambiance très théâtrale, ses manèges atmosphériques sont exposés dès 1996 à Paris, puis à New york à partir de 2000. Aujourd’hui, son œuvre connaît une véritable reconnaissance en Europe (France, Belgique, Suisse, Luxembourg) et aux Etats-Unis (Chicago, New york, Los Angeles, Seattle).

« La sculpture, c’est d’abord le désir du contact avec la matière. La pâte que je prépare pour créer mes personnages, les fragments de matériaux, de végétaux, d’objets ayant déjà vécu, recherchés et sélectionnés pour bâtir un environnement. C’est ensuite la quête de la fusion des éléments : toutes ces choses qui n’ont pas vocation à être ensemble, qui parfois, comme par miracle s’assemblent. C’est se surprendre soi-même. C’est aussi comme marcher sur un fil : une mauvais inspiration, un bout de pièce trop présent, mal digéré et c’est la catastrophe. C’est enfin la création d’une image en trois dimensions. Pour moi, la sculpture doit être ouverte aux autres, mystérieuse et évocatrice, vivante sans être anecdotique, c’est un équilibre difficile à trouver. Elle doit être en résonance avec les autres disciplines artistiques, créer des passerelles. La finalité suprême est de toucher les imaginaires: que l’on s’approprie ces images, que l’on se crée ses propres histoires et représentations, bref, que l’on se fasse son cinéma… »
« Mon but, c’est de toucher l’imaginaire des gens. Je cherche à partir d’un travail d’assemblage à créer des images, des atmosphères. Et que les gens se les approprient, qu’ils se créent leurs propres histoires, bref qu’ils se fassent leur cinéma à partir d’une émotion, d’une réminiscence, d’un rêve. Pour cela j’ai besoin de figures humaines mais il faut de la retenue, il ne faut pas tout cadenasser avec un environnement trop précis, des références temporelles, des personnages trop présents. C’est un équilibre difficile à trouve, un univers qui doit être vivant sans verser dans l’anecdote ».

 

19 août – 18 septembre 2016
Erika TOMAS (peintures) – Renaud MATGEN (sculptures)
Vernissage le vendredi 19 août à partir de 18h

NICOLET2Érika Tomas est née en 1963. Après des études de photographie à Toronto (Canada), elle devient photographe officielle à la galerie Denise Renée et aux éditions Artlys, filiales de la Rmn-Gp, pour les sites du château de Versailles et de Giverny. Elle multiplie recherches personnelles et expositions et voit son travail consacré par la Bibliothèque Nationale et par le Groupement National de la Photographie professionnelle.
De retour dans le sud de la France, Érika s’oriente ensuite vers le stylisme avec la recherche de matières pour des éditeurs de tissus, sols plastiques et papiers peints :
Fardis, Rubelli, Sommer, Gerflor, Essef, Forbo Sarlino, Sommer, Villeroy et Boch, Style Tiles U.K., Objectfloor Art Und Design.
À partir de 2000, Érika Tomas anime et développe un atelier d’expression, de création artistique et d’épanouissement pour des adultes souffrant de handicap mental et mène en parallèle des formations d’animation d’atelier de création artistique pour adultes.
C’est en 2011 qu’elle rejoint la Villa Datris, fondation privée dédiée à la sculpture contemporaine, et qu’elle met en place les outils nécessaires à la gestion administrative et artistique ainsi que des partenariats institutionnels, nationaux et locaux.
Elle ne peut cependant se passer de son rapport passionnel et personnel à la création et s’immerge le plus souvent possible dans les couleurs et les textures.